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De nos jours, l’aire de répartition du caribou forestier s’étend principalement entre le 49e et le 55e parallèle. Toutefois, deux petites hardes isolées de caribous forestiers subsistent au sud du 49e parallèle, soit celles de Val-d’Or et de Charlevoix.

Le développement du territoire et l’exploitation des ressources naturelles ont largement affecté ces hardes, qui se retrouvent maintenant isolées du reste de la population de caribous forestiers. Les obstacles physiques et le développement du territoire limitent les possibilités de migration des caribous.

Les « miraculés » de Val-d’Or…

Au sud de Val-d’Or subsiste une population relique de caribous forestiers : la harde de Val-d’Or. Cette petite harde évolue entre les secteurs du lac Sabourin et du lac Vaudray, à l’ouest, et de la rivière des Outaouais au sud, soit dans un secteur de 300 km2 situé à environ 30 km de Val d’Or, d’où son nom.

La harde comptait de 60 à 80 caribous en 1974, puis sa population a décliné jusqu’à une cinquantaine d’individus en 1980. La population s’est ensuite stabilisée jusqu’en 1999, date à partir de laquelle son déclin s’est poursuivi. Actuellement, la harde de Val-d’Or compte moins de 30 individus. Les principales causes récentes de mortalité sont la prédation et le braconnage.

Face à cette situation précaire, une étroite surveillance de l’évolution de la population a été mise en place dès le milieu des années 1980, notamment grâce au suivi télémétrique de 39 caribous forestiers. Le suivi a permis de constater une diminution de la proportion de faons, ainsi qu’un faible taux de gestation, insuffisante pour assurer le maintien de la population.

En 1989, un plan d’aménagement forestier favorisant la protection de l’habitat du caribou forestier a été mis en place dans ce secteur. La quatrième version de ce plan est actuellement en application. Puis, en 2003, le gouvernement a créé la réserve de la biodiversité des Caribous-de-Val-d’Or (d’une superficie de 434 km2). Cette réserve protège le cœur du territoire de la harde. Toutefois, cette aire protégée pourrait être trop petite, considérant que la harde peut occuper un domaine vital de près de 2 000 km2.

Les « rapatriés » de Charlevoix…

Le caribou de Charlevoix a complètement disparu dans les années 1920, à la suite d’une chasse excessive.

De 1969 à 1972, 82 caribous forestiers sont nés en captivité de 48 géniteurs provenant de la Côte-Nord et ont été relâchés dans le secteur du parc des Grands-Jardins. Après avoir perdu 50 % de son effectif juste, après sa libération, la harde de Charlevoix a progressivement augmenté au cours des années 1980, pour atteindre 126 individus en 1992. Depuis, la population est de nouveau en déclin. Actuellement, elle compterait environ 75 caribous.

Carte de localisation de la population de caribous de Val-d’Or
Des mesures de protection de l’habitat de la harde de Charlevoix ont été prises. Ainsi, en vertu du Règlement sur les habitats fauniques, 3 128 km² de l’aire de répartition de la harde bénéficient d’un statut de protection. Dans cette aire de fréquentation, l’octroi de nouveaux droits et la réalisation d’activités susceptibles de modifier l’habitat du caribou doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. De plus, tout comme pour le caribou de Val-d’Or, un plan d’aménagement forestier a été mis en place pour assurer le maintien d’habitats. Finalement, le parc national
Carte de localisation de la population de caribous de Charlevoix

des Grands-Jardins (310 km2), localisé au cœur de l’aire de fréquentation, offre une protection depuis 1981, tout comme le parc national des Hautes-Gorgesde-la-Rivière-Malbaie (2000) et le parc national de la Jacques-Cartier (1981) que le caribou fréquente également. Ces aires protégées sont soustraites au développement industriel et à l’exploitation (forêt, mine, énergie).

Toutefois, le maintien à long terme du caribou forestier n’est pas assuré puisque la population fait face à deux menaces, soit la prédation et le dérangement. L’abondance des prédateurs, consécutive à l’exploitation forestière, favorise le déclin de la harde. En effet, la forte prédation exercée par le loup gris et l’ours noir est la première cause de mortalité des caribous, notamment des faons.

Enclavée au cœur d’une région où l’empreinte humaine est forte (industrie forestière, développement touristique, expansion des activités récréatives, réseau routier, etc.), la harde de Charlevoix est continuellement dérangée.

Des mesures devront être prises afin d’assurer la conservation du caribou forestier et de son habitat, limiter son dérangement et contrôler ses prédateurs, ce afin de freiner le recul de son aire de répartition et le déclin de ses populations.

Que prévoit le plan de rétablissement pour ces populations en sursis?

L’un des objectifs du Plan de rétablissement du caribou forestier est de maintenir et de consolider les hardes isolées de Val-d’Or et de Charlevoix. Toutefois, le potentiel de rétablissement pour ces hardes est incertain et de nombreux efforts devront être déployés afin de permettre d’atteindre les objectifs.

Le plan de rétablissement propose un niveau de population sécuritaire et un niveau minimal pour les deux hardes. L’effectif sécuritaire a été établi à 50 individus pour Val-d’Or et à 100 pour Charlevoix. En dessous de ces niveaux, des moyens d’action extraordinaires devraient être pris pour ces deux hardes.

Outre les mesures prévues pour l’ensemble de la population du caribou forestier, telles que la protection de l’habitat, la mise en place d’un plan d’aménagement forestier, la sensibilisation de la population et les activités de recherche, le plan prévoit certaines mesures propres aux hardes isolées telles :

la possibilité d’effectuer des contrôles de prédateurs pour diminuer la prédation des faons et favoriser le recrutement. Des mesures visant à augmenter le prélèvement d’ours noir sont effectives pour la population de Charlevoix;

„„l’isolement des femelles pendant la période de reproduction. La mise en place d’enclos est d’ailleurs actuellement envisagée pour la population de Val-d’Or;

„„l’identification des facteurs expliquant la faible fécondité (caribou de Val-d’Or).


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Questions et commentaires
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