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Le caribou: sensible au dérangement

Le caribou forestier est un animal discret, qui a besoin de calme et de tranquillité. Les activités humaines ayant cours dans son habitat l’affectent particulièrement. Il évite les infrastructures construites par l’homme et les secteurs fortement exploités. Il a été remarqué que les zones des domaines vitaux les plus utilisées par le caribou sont celles les plus éloignées des zones intenses de développement humain. Par ailleurs, il a aussi été démontré que les habitats fréquentés de manière intensive par les motoneigistes, tout comme les zones de villégiature, sont évités par les caribous. Ces derniers en viennent ainsi à quitter des habitats de bonne qualité.

En plus de l’éloigner de secteurs potentiellement favorables, le dérangement a également des impacts sur la condition physique du caribou. Effectivement, le dérangement diminue la durée habituelle des périodes de repos et d’alimentation. De plus, chaque déplacement forcé occasionne une dépense d’énergie inutile, rendant le caribou vulnérable à la prédation, particulièrement en hiver où les conditions sont plus difficiles.

Un dérangement sans cesse grandissant

Plusieurs activités, plus particulièrement la chasse, la pêche et le piégeage, sont pratiquées depuis fort longtemps en forêt boréale, tant par des utilisateurs sportifs que par les communautés autochtones.

Il y a toujours eu présence humaine dans l’aire de répartition du caribou. Les communautés autochtones fréquentent le territoire et y pratiquent des activités de prélèvement des ressources fauniques et floristiques. Toutefois, la présence des humains dans le territoire du caribou forestier

s’est grandement accrue au cours des dernières décennies. Ainsi, la chasse est maintenant considérée comme l’un des facteurs ayant contribué au déclin du caribou forestier.

L’exploitation des ressources naturelles est accompagnée de la mise en place de nombreuses infrastructures (bâtiments, lignes de transport, sentiers, etc.) et de l’aménagement d’un réseau routier important qui s’étale sur une grande partie de l’aire de répartition du caribou forestier. Ce réseau facilite l’accès au territoire par l’humain, ce qui augmente le dérangement et les déplacements du caribou, et entraîne un nécessaire accroissement de son domaine vital.

Cet accès simplifié pour l’humain a favorisé l’essor de la villégiature et des activités récréatives associées : pratique de la randonnée, de la motoneige, du véhicule tout-terrain, de la chasse, de la pêche et du piégeage, ce sur une grande partie de l’aire de répartition du caribou.

Outre une augmentation du dérangement, la présence humaine s’accompagne d’une augmentation de véhicules à moteur, ce qui expose davantage le caribou à des collisions.

Le dérangement ciblé dans le plan de rétablissement

Consciente du dérangement occasionné par les activités anthropiques et de son impact sur l’avenir du caribou forestier, l’équipe de rétablissement insiste sur la nécessité d’en mesurer l’importance. Elle propose d’évaluer les effets, peu documentés à ce jour, de la présence de la villégiature et des activités récréatives, des coupes forestières, des vols à basse altitude, des activités commerciales et industrielles, dans le but d’établir, si possible, des seuils d’acceptabilité.

En parallèle, certaines mesures du plan tiennent compte de ce désir de limiter le dérangement. Ainsi, pour maintenir un habitat adéquat, le plan de rétablissement suggère de revoir la stratégie de développement des activités récréatives, notamment en veillant au maintien du développement de la villégiature sous un certain seuil d’intensité, afin de conserver l’efficacité des massifs de protection, des massifs de remplacement et des aires protégées. Le plan préconise également que l’établissement des réseaux de sentiers de motoneige et de véhicule tout-terrain, ainsi que la pratique de ces activités, soit modifié.

Le cadre réglementaire devra permettre la fermeture temporaire ou permanente ou la revégétalisation des chemins en milieu forestier dans les zones de protection du caribou.

Enfin, le plan souligne la nécessité de sensibiliser le public et les autochtones aux effets du dérangement.

Soyez de bons voisins

La conservation des espèces de notre patrimoine naturel est l’affaire de tous. Des gestes simples peuvent permettre une meilleure cohabitation avec le caribou forestier et les autres espèces peuplant la forêt boréale. Ainsi, lorsque vous pratiquez des activités récréatives en forêt, gardez en tête que vous êtes dans l’habitat du caribou forestier. Afin de le déranger le moins possible, respectez le territoire dans lequel vous évoluez en adoptant certaines pratiques, telles que rester sur les sentiers (randonnée, ski, motoneige) et ne pas chercher à s’approcher ou à pourchasser les caribous forestiers (et la faune en général).


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Questions et commentaires
Pour toute question concernant les fermetures de routes forestières, veuillez vous adressez au ministère des Forêts, de la Faune et des parcs du Québec de la région Côte-Nord:
Site MFFP
Pour toute question concernant la règlementation relative à la villégiature, aux installations temporaires ou à la construction de bâtiments sur le territoire non-organisé Mont-Valin, veuillez vous adressez à la MRC Fjord-du-Saguenay:
Site MRC
Pour toute question concernant le programme Fonds autochtone pour les espèces en péril (FAEP), veuillez vous adresser à Environnement Canada:
Site Env. Canada
Pour toute question concernant le Collectif caribou ou le projet, veuillez nous écrire en utilisant le formulaire de contact du site.
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