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Les facteurs qui causent une mortalité directe du caribou forestier peuvent avoir un impact important sur les populations. Les prélèvements humains (chasse et braconnage) et la prédation (conséquences indirectes des modifications de l’habitat) figurent parmi les facteurs qui ont le plus contribué au déclin des populations.

Le caribou est une espèce qui se reproduit peu. Les femelles ne donnent naissance qu’à un seul faon par année, et ce uniquement à partir de l’âge de 2 ans et demi. Par comparaison, chez le cerf de Virginie, les femelles peuvent se reproduire dès l’âge de 1 an et les portées peuvent compter de 2 à 3 faons.

Ainsi, chaque cas de mortalité de faon ou d’adulte fragilise la productivité de l’espèce, donc la survie de la population.

Prélèvements humains

Le caribou est considéré comme étant une espèce curieuse qui, n’ayant pas évolué en présence de l’humain, n’en a pas une grande crainte. Il est donc très vulnérable à la chasse et au braconnage.

Par le passé, la chasse excessive a mené au déclin du caribou forestier dans certaines régions. L’apparition de la carabine à répétition a porté un lourd préjudice au caribou, animal grégaire aimant les espaces ouverts, donc étant vulnérable face à ce type d’arme.

Longtemps, les règles encadrant la chasse au caribou ont été peu restrictives ce qui a entraîné une mortalité parfois très importante. Par exemple, on estime que la chasse a causé une diminution de 60 % de la population des caribous de la Basse-Côte-Nord entre 1972

et 1977. La baisse, parfois drastique, des populations a mené, à partir de 1971, à la mise en place de restrictions ou d’une interdiction de chasse dans certains secteurs. Finalement, la chasse sportive au caribou forestier a été interdite en 2001. Dans le cadre de chasses de subsistance, les membres de certaines communautés autochtones poursuivent chaque année le prélèvement d’un nombre indéterminé de caribous.

Ponctuellement, des caribous sont également abattus par erreur à la chasse, confondus avec des orignaux. De même, la chasse au caribou migrateur est toujours permise, dans les zones de chasse 22 et 23. Dans ces zones, les aires de répartition des deux écotypes se chevauchent en période hivernale. Ainsi, la confusion entre les caribous toundriques et forestiers demeure un risque permanent de mortalité accidentelle.

Par le passé, le braconnage a représenté une importante cause de mortalité dans certaines régions, comme la Côte-Nord et le Saguenay–Lac-Saint-Jean. De nos jours, cela semble être moins fréquent, mais chaque acte de braconnage contribue à augmenter la précarité de l’espèce. Ceci est encore plus vrai pour les hardes isolées, telle celle de Val-d’Or qui ne compte plus qu’une trentaine d’individus, alors que le braconnage est la deuxième plus grande cause de mortalité.

Prédation

Au Canada, la prédation semble être le principal facteur naturel limitant les populations de caribous. Le loup (au Canada) et l’ours noir (au Québec) sont les principaux prédateurs de la plupart des hardes de caribous, mais le coyote et le lynx peuvent également s’attaquer à l’espèce. Le caribou est beaucoup plus vulnérable que les autres ongulés. En effet, plus petit que l’orignal, il est une proie plus facile à attaquer. Les faons sont généralement les proies privilégiées des prédateurs.

Le caribou forestier a évolué et s’est maintenu pendant des millénaires avec des prédateurs. Toutefois, les activités anthropiques ont modifié cet équilibre. Ainsi, le rajeunissement et l’enfeuillement des massifs forestiers engendrés par les coupes forestières favorisent la venue de prédateurs et entraînent une augmentation de leurs populations dans le milieu. De même, les jeunes peuplements regorgent de petits fruits, ce qui attire l’ours noir. De plus, les milieux ouverts sont également recherchés par l’orignal. Or, l’augmentation de cette espèce entraînerait un accroissement du nombre de loups dans l’habitat du caribou, donc une augmentation des cas de prédation du caribou. L’aménagement forestier diminue également les possibilités de dispersion des caribous et augmente leur visibilité.

C’est cette prédation accrue que les populations de caribous ne peuvent supporter et qui nuit passablement à leur maintien.

Ce que prévoit le plan

Le 2e objectif du plan de rétablissement est « d’atteindre et maintenir un effectif d’au moins 12 000 caribous forestiers au Québec… ». S’attaquer aux facteurs qui contribuent à diminuer le taux de survie apparaît ainsi primordial. La première action proposée par le plan de rétablissement vise donc à maintenir ou à augmenter le taux de survie des caribous forestiers.

Les mesures proposées visent à diminuer la mortalité associée aux prélèvements humains. Ainsi, l’interdiction de la chasse au caribou forestier est maintenue dans les zones non partagées avec le caribou toundrique. Dans les zones où les deux écotypes sont présents, il sera nécessaire de définir et de mettre en place des mécanismes permettant de diminuer les prélèvements non désirés de caribous forestiers.

Le plan prévoit également des mesures visant à limiter les impacts du braconnage et du harcèlement (exemple : poursuite de caribous à l’aide d’un véhicule motorisé), car ces activités illégales peuvent avoir un impact sur l’atteinte des objectifs. Des programmes, incluant des volets d’éducation et de sensibilisation, de surveillance et de répression, devront être mis en place pour éliminer ces activités.

Finalement, la prédation est également un facteur dont il faut atténuer les impacts, particulièrement chez les populations isolées qui sont plus vulnérables. Comme on peut le constater avec le cas du caribou de la Gaspésie, la prédation peut limiter sérieusement la survie des petites populations. Pour les populations de Charlevoix et de Val-d’Or, le plan prévoit donc la possibilité d’implanter une gestion intégrée des prédateurs.


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Questions et commentaires
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Site MFFP
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